Les délégations du terrain se rencontrent à Paris
Témoignage de Mr Gado directeur de l'INFRE au Bénin.
Voici le résumé de cette journée.
Temoignage de Virginie volontaire de DEFI en Haïti
Ce temoignage est un extrait de l'article du journal Reunionnais du monde.
Employée de l’ONG Défi à Port-au-Prince, originaire de Saint-Denis, Virginie Hoareau, 35 ans, a vécu le séisme dans le quartier de Pacot où elle travaillait.
Où étiez-vous au moment du séisme ? Comment l’avez-vous vécu ?
"J’étais au bureau à Port-au-Prince. La terre s’est mise à trembler. Les gens n’ont pas compris ce qu’il se passait car ils ne savent pas ce qu’est un tremblement de terre. Moi et une autre collègue, nous nous sommes immédiatement mises sous des bureaux. C’était effrayant. Ça ne s’arrêtait pas de trembler, tout bougeait. Ça a duré environ 40 secondes mais ça a paru une éternité. Notre bâtiment était aux normes antisismiques mais on voyait les maisons s’effondrer tout autour. Nos collègues haïtiens priaient. Je me suis dit : C’est fini, je vais mourir".
Et ensuite, vous êtes sorti de l’immeuble ?
"Oui, il y avait des gens qui criaient partout, des enfants qui pleuraient. J’ai vu un père qui pleurait son fils qui venait de mourir. J’ai passé 24 heures en enfer, c’était l’apocalypse. On est allé à l’Ambassade de France. Sur le chemin, je n’ai jamais vu autant de morts de ma vie. C’était l’horreur absolue. À l’Ambassade, nous avions à boire et à manger. Mais on entendait les gens à l’extérieur qui criaient et pleuraient. Il y a eu une alerte au tsunami dans la soirée de mercredi. Le niveau de l’eau s’est mis à monter et nous avons entendu un immense mouvement de foule à l’extérieur. Tout le monde courait. On s’est dit : le tremblement de terre ne nous a pas tué mais c’est l’eau qui va le faire."
Avez-vous pu prévenir votre famille que vous étiez en vie ?
"Non, les communications ne passaient plus. À l’Ambassade, une dame a pu joindre quelqu’un aux États-Unis. Plusieurs personnes lui ont donné des noms et des numéros de téléphone pour prévenir les familles. Ma mère, qui habite Sainte-Clotilde, était très inquiète. Elle imaginait le pire. Quand elle a reçu l’appel, elle n’y croyait pas vraiment. Ce n’est qu’aujourd’hui lorsque j’ai pu moi-même la joindre qu’elle a compris que j’étais saine et sauve."
Avez-vous pu repasser chez vous avant de partir ?
"J’habite à Pétionville. On m’a déconseillé de rentrer chez moi. Car le quartier était un cimetière à ciel ouvert. Donc je n’y suis pas allée. Mais j’ai su que ma maison avait tenu le coup. Mais elle a été ouverte et pillée. J’ai absolument tout perdu, je n’ai plus rien, juste les affaires que j’avais avec moi quand je suis partie travailler. Mais ce qui compte, c’est notre santé."
Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
"Jamais je n’aurais imaginé vivre quelque chose d’aussi difficile de ma vie. Tout s’est effondré, les supermarchés, des écoles pleines d’enfants. C’était horrible. Je me demande pourquoi le sort s’acharne sur ce pays. Pourquoi eux. Je culpabilise. J’ai le sentiment que nous sommes partis comme des voleurs. On a laissé des gens derrière nous. C’est de la lâcheté. On ne sait pas ce qu’ils vont devenir. Je ne sais même pas si mes amis sont toujours vivants. Je pense que j’aurais besoin d’y retourner d’ici un an ou deux. Aujourd’hui, la situation est explosive. On a l’impression que ça va éclater. Lorsque nous étions à l’Ambassade de France, nous avions à boire et à manger. Mais les Haïtiens, eux, n’ont rien."
Entretien : Frédérique Seigle
Des nouvelles d’Haïti :
Nos volontaires Anne Sophie et Virginie ont été évacuées le 14 janvier de Port au Prince par un avion militaire qui s’est posé à la Martinique, puis à Paris. Elles avaient passée la nuit au bureau puisque le tremblement de terre a eu lieu vers 17h.
Arrivées à Paris le 16 janvier, elles ont été accueillies par le Service de Coopération au Développement avec qui DEFI travaille et qui leur a fait un débriefing psychologique.
Nos deux volontaires sont très choquées. Anne Sophie est dans sa famille à St Grégoire (35). Nous lui laissons le temps de souffler et la revoyons la semaine prochaine. Virginie va rentrer dans sa famille à la Réunion.
Nous n’avons pas de nouvelles de nos partenaires éducatifs haïtiens malgré un effort considérable et régulier pour essayer de les contacter. Les communications sont très difficiles voire impossibles. Marie Zulda Dubois de la DFP (Direction Formation et Perfectionnement) est saine et sauve.
Le CFEF (Centre de Formation) des filles de Marie avec qui nous travaillons est détruit. Nous n’avons pas d’information sur les 9 directeurs départementaux d’éducation et les inspecteurs que nous formions. Les membres de l’ONG haïtienne ACDED sont en vie, par contre la ville de Jacqmel dans laquelle l’ONG est installée est détruite à 90%. Sur les dix dernières années de présence de DEFI en Haïti, nous avions travaillé avec énormément d’écoles qui sont détruites et plusieurs maîtres que nous avions formés sont décédés. Nous continuons nos efforts et vous tiendrons au courant dès que possible.
DEFI se mobilise pour reconstruire Port au Prince en réfléchissant au soutien que DEFI pourrait apporter dès que possible.
Nous avons une très vive pensée pour TOUS nos partenaires haïtiens et le peuple haïtien et nous remercions tous nos donateurs pour leur indispensable soutien.
DEFI a 20 ans
L'Espace des Sciences de Rennes et DEFI ont organisé pour cette occasion une conférence animée par Monsieur Quéré. Vous pouvez revoir cette conference en cliquant ici
La formation des Conseillers Pédagogiques au Bénin
par Sophie Formatrice au Bénin
Au Bénin, la formation des conseillers pédagogiques organisée par DEFI se déroule en deux sessions de 5 jours chacune. Sophie a déjà organisé la première session, et s’est rendue à Kandi (au nord est), à Allada (au sud) et Dogbo (à l’ouest), dans les écoles normales d’instituteurs (ENI), où sont rassemblés les participants aux formations. Ont été ainsi formés 105 conseillers pédagogiques de 6 départements sur les 12 que compte le Bénin.
Les formations se sont très bien déroulées, dans un climat de réflexion et de bonne ambiance, et les contacts établis laissent présager de futures collaborations très intéressantes !
Ces retours sont plutôt encourageants, et les participants attendent avec impatience la deuxième session pour pouvoir prolonger leur réflexion et s’essayer à nouveau sur d’autres défis scientifiques !
Un blog pour L'Education au coeur du Développement
Le 03/02/09
Retrouvez toute l'équipe de Défi sur notre nouveau blog Ce blog a été conçu pour mieux vous informer de l'actualité des actions menées pour lutter contre la pauvreté par l'Education.
N'hésitez pas à aller y faire un tour pour nous faire part de vos impressions sur les actions menées par Défi!
Un partenariat entre Sup’ De Cœur et Défi qui porte ses fruits.
Le 09/09/09
Après une année d’actions de sensibilisation et de récolte de fonds auprès du public rennais et des étudiants de l’ESC Rennes, Sup’ De Cœur a remis un chèque de 1500€ à Défi le Vendredi 19 Décembre, afin d’équiper les écoles Malgaches en mallettes pédagogiques.
Tous les membres de Défi remercient du fond du coeur les membres de Sup’ De Cœur et leur souhaitent une bonnée année 2009 !
Le succès du Séminaire Main à la pâte au Bénin
Du 1 au 4 décembre 20008, DEFI a organisé un séminaire au Bénin sur la Main à la pâte en partenariat avec l'Organisation Internationale de la Francophonie et en collaboration avec les partenaires Béninois et Togolais de DEFI.
Cette manifestation a permis d'échanger l'adaptation de la Main à pâte au contexte culturel de chaque pays.
Une centaine de personnes du Bénin, du Togo, du Niger et du Burkina sont venues assistées aux conférences animées par Yves Quéré membre de l'Academie des Sciences en France.
Nous tenons à remercier tous les partenaires de DEFI pour leurs participations et pour avoir fortement contribués à la reussite du séminaire.
Prochainement, le résumé de la synthèse du Séminaire sera mise en ligne.
En avant la "physique!"
Du 15 au 31 octobre à la Promotion I formateurs, et enseignants ont observé, réfléchi, expérimenté, comparé, transvasé, discuté, pour arriver à des conclusions locales provisoires sur des parties du programme avec Marima Hvass-Faivre d’Arcier et Anne Marie Cauquil venues de 1, 2, 3, sciences pour la circonstance. Et tout cela avec un matériel trouvable sur le marché.
Un bain dans le domaine scientifique et les expériences qui a été apprécié de tous et qui en a rajeuni plus d’un en les armant dans l’utilisation de la démarche inspirée de la « MAP » dans leurs classes.
Pendant ce temps, à Paris une rencontre programmée par Michel Biays avec Yves Quéré, a permis à Kossi Amegnonan de présenter le projet IDMAP TOGO et de contribuer à la préparation du séminaire sous l’égide de la francophonie à Cotonou.